Dans l’industrie de la maroquinerie, chaque découpe génère des fragments de cuir trop petits ou irréguliers pour être utilisés dans les pièces principales.

Ces chutes, bien qu’issues d’une matière noble, résistante et durable, ont longtemps été considérées comme de simples résidus de production.
Pourtant, elles représentent une quantité significative de matière encore exploitable.
À l’heure où les entreprises sont confrontées à des exigences croissantes en matière de responsabilité environnementale, continuer à écarter ces ressources pose question.
Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire des objets de qualité, mais de réfléchir à la manière dont chaque matière première est utilisée, optimisée et valorisée.
Changer de regard
Une chute de cuir n’est pas un défaut, c’est une ressource en attente de transformation.
Les avancées en matière de revalorisation permettent aujourd’hui de donner une seconde vie à ces fragments.

Le synderme, par exemple, est obtenu à partir de fibres de cuir recyclées recomposées pour former une matière homogène, solide et durable.
Cette approche s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire : prolonger le cycle de vie des matériaux existants plutôt que mobiliser de nouvelles ressources.
Il ne s’agit pas simplement d’un geste écologique, mais d’un repositionnement stratégique.
Repenser la matière, c’est aussi repenser le modèle de production.
De la matière à l’objet responsable

En redonnant une fonction à ce qui était autrefois écarté, on réduit concrètement le gaspillage industriel et l’empreinte environnementale associée à l’extraction et au traitement de nouvelles matières.
Dans l’atelier de La Fab Riviera, ces chutes retrouvent une utilité à travers un travail précis et engagé. Avec LE Good Goodies, elles prennent la forme d’objets responsables, conçus pour durer et pour être réellement utilisés.
Ce choix dépasse la simple esthétique ou l’effet de communication : il traduit une volonté d’aligner le discours et l’action.
La question centrale n’est donc plus seulement ce que l’on fabrique, mais avec quoi et à partir de quoi on le fabrique.
Choisir de valoriser l’existant, c’est affirmer qu’un objet promotionnel peut avoir du sens, de la cohérence et un impact mesurable.